Il y a quelques temps je suis allé pour le Figaroscope, faire un tour du côté des Buttes Chaumont... Voici le relevé des copies...
Si vous ne connaissez pas ce lieu de rendez-vous parisien, autant vous parlez un petit peu avant. Lorsque, la bouche en cœur, j’ai claironné que j’y allais avec mes enfants, une jeune femme charitable m’a pris le bras pour m’emmener en retrait et me prévenir que ce n’est pas tout à fait l’endroit idéal pour cela. J’irai quand même, ai-je trompeté tout bas, mais un peu plus tôt. Pour tout avouer, le monde me fait peur, il me contracte et me rétracte. Dès qu’il y a plus de quatre personnes à table, je me mets à sangloter de terreur. Aussi, la bonne idée, c’était d’y aller tôt, comme cela on serait seul au monde, tranquille, pénard, le service pour nous tout seul, les petits zoizeaux déposant des couronnes de fleurs sur la compagnie. A 19h15, nous étions à pied d’œuvre, autant dire l’heure royale dans les restaurants. Le parc était animé par cette belle soirée de juin, et quelques sportifs faisaient les lettres de l’alphabet sur les rambardes. Au lointain, on sentait comme un tumulte. Ça c’est la cascade que je dis. Personne pour me contredire, sauf que nous sommes passés devant une cascade, et celle-ci faisait un bruit d’eau pressée. Pas de foule. Donc.
Devant. En effet, devant la délicieuse bâtisse, il avait comme un tapis. Pas de pâquerettes, mais de gens. C’était noir de monde. Par bouillons, grappes, chenilles, caillots, conglomérats (on continue ?) stock, étagère…Bref, pour vos beaux yeux, il fallait bien y aller, traverser le matelas. J’ai mis le matériel précieux de côté sur une table neutralisée par la musique à donf, et j’ai fait la queue pour accéder aux victuailles.
La foule. Bof, pas besoin de faire un long discours, des
visages à deux centimètres de vous, puis à dix, à quinze, à un. Cela dit,
j’aurais été tout seul, que j’aurais tapé des mains et des pieds. Il y a sans
doute le catalogue humain le plus varié de Paris. Logiquement, on doit trouver
(magasins de) chaussures à son pied. L’atmosphère est enjouée, en fait
désireuse de tout (de la suite, notamment) . Vous êtes à Dragueland avec
regards, postures (on évitera de faire tomber deux fois son porte-monnaie) et
conversations hyper joyeuses.
La nourriture. Sincèrement, n’attendez pas de ces lignes un tir au pigeon, car ce sont des en-cas (style tapas) avec crèmes d’artichauts, tarama aux oursins, jambon serrano, muffin,…servis en petite barquette de traiteur. Ce n’est pas mauvais mais totalement accessoire. En fait, on est venu ici boire un coup, deux, trois, quatre, cinq, six,sept, huit, neuf, dix. Le bon plan, c’est de venir avec ses munitions et s’installer sur les pelouses avoisinantes.
MAIS ENCORE…
Le service. Dans la mêlée générale, il est délicat de tirer des enseignements, mais dans le tourbillon décibellique, on sent une placidité enjouée, un émerveillement ironique et le désir de bien faire.
Est ce bon ? difficile de répondre la bouche pleine.
Est ce cher ? 48 euros pour quelques barquettes ; je ne sais pas quoi penser…
Faut-il y aller ? ça vous dit ?!
Rosa Bonheur, parc des Buttes-Chaumont, 75019 Paris (01.42.00.00.45)est-il besoin de préciser qu’on ne prend pas de réservation, qu’il n’y a pas de voiturier, ni de vestiaire, ni de caves à cigares et de rince doigt.


Oui, on adore la blague du porte feuille, cela fait très 3e mi temps. En ces temps de déroute footballistique, ça marche à tous les coups.
Rédigé par : Christophe Vix-Gras | 02 juillet 2010 à 11:29
François Simon j'adore vos critiques et votre blog, je suis un peu surpris par le ton me semble t'il un peu anti-homo de ce billet
Rédigé par : Filou | 19 juin 2010 à 18:52