Tiens, un petit haché menu paru la semaine dernière...En ce moment, je ne touche plus terre, je vais essayer de vous en dire plus ce week end...
Veinards, ceux (ce) qui vont rester à Paris cet été. C’est Paris en mieux. Débarrassé de ses faux Parisiens. Pour une fois, les rues vont parler tous les sabirs de la terre, on pourra se promener sans rien entendre, se pourlécher de cette ville magique ; des chemisettes et des chemisiers. Paris va devenir une ville ouverte, offerte. C’est l’époque la plus sensuelle de l’année, le monde entier accourt et pour beaucoup d’entre eux, les Parisiens se font la malle. Pas plus mal, les mauvais coucheurs filent ailleurs, les râleurs vont tourmenter campings et palaces, pizzerias et glaciers, faire des trous sur les plages, allonger les bouchons d’autos, se faire détrousser, refouler par les videurs. On les reverra bientôt exsangues, furibards, remontés comme des ressorts, râler contre les entraîneurs, les chefs, les machines à café. Quel métier d’être Parisien ! Epuisant. Raison de plus pour buller dans cette ville blonde, inépuisable, chatte, chienne. Gagner des petits coins de paradis feuillus à souhait : les parcs. Style Butte Chaumont, si vous voyez ce que je veux dire. On vous y a déjà entraîné pour les soirées électriques de Rosa Bonheur, cette fois ci, en version acoustique, plus calme, le Pavillon du lac.
Le cadre. Il y a de quoi aboyer de félicité, pavillon romantique, passerelles, gouffres, lac, cascades, allées majestueuses, bosquets clandestins, gloriettes, ponts suspendus… Couples allègres, promeneurs pensifs, inquiets turlupinant, sportifs mouillés, adultes faisant courir leur I-pod, chiens traînant en laisse leurs propriétaires…
Le Pavillon. Le lieu a été réinvesti. Il est en version 2010 avec ses à peu près mais par-dessus tout une réelle volonté de faire bien. Service appliqué, attentif, gentil même. Clientèle amadouée, alanguie, docile pour la plupart.
La cuisine. Logiquement avec une telle configuration, la cuisine est au diapason et s’affaisse avec tout le monde. Et bien, pas du tout ! Sans être fulgurante, elle assure paisiblement, et bonne file, se laisse envahir par la nature avec force de débordements légumiers (dans le carré d’agneau,le cabillaud).
MAIS ENCORE…
Est ce cher ? Ca va : le filet de pintade 17 €, le moelleux au chocolat 7€.
Faut il y aller ? Oui.
Le Pavillon du Lac, parc des Buttes-Chaumont, 75019 (01.42.00.07.21).


tres tres bon resto contrairement a tous les mauvais commentaires.
tres bon service et serveur tres sympas.
Menu a 18€ le midi et musique le soir les week end...
Tres bonne adresse je vous la conseil....
Rédigé par : bistrot | 26 octobre 2010 à 18:07
Victime de son succès, le Pavillon du Lac (fort bien situé, il est vrai) a probablement du mal gérer l'affluence et l'organisation. A la lumière des critiques d'usagers mécontents et autres déçus de tout poil, c'est quasiment à reculons que j'y suis allé ce dimanche midi, persuadé que ce serait bérézinesque, ou au mieux foutrement irritant (je ne déteste rien de plus que d'attendre en vain de se faire servir, lorsque serveurs/ses vous ignorent superbement sous faux prétexte de débordement permanent). Eh bien Messieurs-Dames, ce fût tout le contraire ! Accueil charmant d'une jeune hôtesse pas du tout pétasse, en apparence sincèrement ravie de nous savoir là, et notre serveuse (extra estival) était vraiment extra (comme du Ferré, pas Gian-Franco mais Léo): la môme d'Argenteuil vibrionnante avait une telle pèche communicative, tout sourire et pantomime au besoin, que ses petites erreurs de service lui furent bien vite pardonnées. Tout le contraire des serveurs des cafés/restos branchouilles qui se la pètent, sont arrogants sans raison et essayent de vous faire croire - quelle naïveté ! - que leur position est bien plus envieuse que la vôtre... Guidés tout de même par la mise en garde (l'imprécation devrais-je dire) contre le pitoyable brunch, nous avons puisé dans la carte et ce fût aux petits oignons. Les travers de porc aux céréales méditerranéennes étaient tendres, non fondants comme des marshmallows en bouche, et en portion étonnement large (j'ai n'ai pas pu finir). Par manque de temps, nous avons sauté le dessert, donc motus. En résumé, n'hésitez pas à y aller durant ce mois d'août tant que les beaux jours persistent et que les extras oeuvrent pour notre bonheur retrouvé.
Rédigé par : Arthur | 09 août 2010 à 00:33
Un endroit merveilleux, certes il y a beucoup d'attente le week end mais le dimanche je ne suis pas préssée.Une bonne cuisine de marché bien présentée et des serveurs qui malgré leur gestes maladroits essayent toujours de vous faire sourire. La patronne est dynamique et à toujours le mot pour rire. A partir de 18h dans une des terasses il y a de la musique electro, j'adore !! après mon déjeuner dominical j'ai eu l'impression de me retrouver dans un autre endroit!c'est dépayssant.
Rédigé par : bistrot | 05 août 2010 à 12:51
Un acceuil déplorable, des serveurs et patrons antipathiques, incompétents et pas souriants. Une carte basique et très chère. La simple impression de les déranger. Aucune considération du client qui est pris pour du crotin.. Si vous aimez être mal accueilli, attendre et attendre, payer cher (si vous êtes servis) et encore attendre pour avoir l'addition et payer, allez-y, sinon passez votre chemin et allez au Rosa bohneur ou au bistro cave "que du bon", 22 rue du plateau..
Rédigé par : Laurent polu | 30 juillet 2010 à 22:52
Autant je suis en général tout à fait conquise par les lieux que vous recommandez, autant ce ne fut pas le cas cette fois. Notre déjeuner dominical au Pavillon du Lac fut un véritable fiasco: certes, le service ne fut pas à blâmer vu le peu d'affluence en cette fin de mois de juillet. En revanche, le brunch à 24 € est une vaste blague avec des portions réduites à la portion congrue et d'un qualité médiocre qui ne satisferont que de jeunes demoiselles en pleine diète estivale... Jugez-en plutôt: oeuf brouillé, un peu de saumon, une sucrine(!) et un mini-muffin en guise de plat salé suivi d'une assiette sucrée composée d'un mauvais pancake arrosé d'une goutte de sirop d'érable (sec comme un coup de trique, donc), d'une panna cotta indigne d'être servie et d'une salade de fruits frais. Rien n'est à volonté et finalement tant mieux tant chaque plat est sans intérêt dans ce brunch surfacturé. Quant à ceux qui ont voulu tester les rares choix à la carte, ce ne fut guère mieux: le suprême de poulet n'avait de suprême que le nom (une banale escalope de poulet sans aucune saveur mais bien présentée, ça fera toujours une jolie photo). Quant à la tartelette framboises, elle s'apparentait davantage à du mortier destiné à colmater quelques brèches agrémenté de framboises acides et d'une crème totalement fadasse. A tel point que devant notre mine dépitée, la serveuse nous a proposé de retirer ce chef-d'oeuvre pâtissier de la douloureuse qui a rarement aussi bien porté son nom... En bref, cadre superbe (en tout cas sous la verrière du RdC car la terrasse est quelconque) mais cuisine minable et tarifs dignes du 8e arrdt pour une adresse prétentieuse mais clairement pas gourmande. Sur ce, je retourne au Bistrot Paul Bert illico!
Rédigé par : Solangefr | 26 juillet 2010 à 10:54
Cher François,
Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous louez la "réelle volonté de faire bien". J'ai plutôt l'impression que c'est un repos sur son laurier: la situation de quasi monopole dans le Parc. Service pitoyable et un patron content de lui qui ne fait pas cas des couacs et des départs des clients épuisés d'attendre des serveurs incompétents...
Rédigé par : AF | 15 juillet 2010 à 12:22
François,
Je pensais à vous aujourd'hui. Non, ne vous méprenez pas : je mangeais dans un restaurant d'une grande ville de province (vers le sud) et je m'irritais de ces assiettes joliment disposées comme à l'atelier d'arrangement floral. Tout comme dans votre photo (le première, avec l'impayable petit filet de sauce orangée).
Ne trouvez-vous pas cette cuisine parfaitement ridicule, aussi inventive et parfois subtile puisse-t-elle être? Ridicule et dérisoire?
C'est à peine mieux que M6 déco et pas moins vulgaire - car en plus, il y a de la prétention dans la gratuité de tels bricolages.
Que doit-on faire contre ces assiettes de nouveaux riches?
Une pétition?
Un rappel à l'éthique des images?
Au bon goût?
Rédigé par : sue | 07 juillet 2010 à 23:01