- Et le prochain, c’est pour quand ?
- Pardon
- Ben oui, le prochain livre. On parle d’un roman.
- Vous devez faire erreur, vous pensez vous adresser à qui ?
Le Libraire trouva cocasse cette façon de déstabiliser, mais ne s’avoua pas vaincu.
- Ben à Fabien Barthez...
- Tout deux rirent machinalement. Et Roland reprit son chemin. A hauteur de la gare, deux voyous le traitèrent de pédé et lui volèrent son écharpe Burberry offerte par une étudiante iranienne.
Cela le réveilla dans son somnambulisme. Il choisit une grande brasserie de la rue du Maine. Et récapitula cette étrange journée. Une écharpe de perdue, un stylo cassé, des clés. Mais ces clés n’étaient réunies que par un porte-clé commercial sans aucune mention d’adresse. Roland réalisa alors que sa mémoire s’était envolée. Elle était vide. Il fit quelques exercices : les départements français, 1515. La pêche était maigre. Pour autant, il se sentait serein. Comme délesté. Il prit le premier train. Il menait au Croisic. Le paysage raviverait sa mémoire, l’iode de la mer le remettrait d’équerre. Il fut fasciné par les scansions du train, ses obliques, sa façon de digérer le paysage, de snacker les villages.
Il sortit de la gare du Croisic et fila vers la mer. L’hôtel de l’Océan était presque vide en cette saison.
-Vous voulez une chambre sur la mer, ou sur le derrière ?
- La chambre claire, s’il vous plait madame.


Mouai :-(
Rédigé par : Gould | 08 août 2010 à 21:55
c'est quoi ce salmigondis, 1980, fabien barthez, il était né?? vous voulez être drôle?
Rédigé par : jules | 08 août 2010 à 21:02