Après un millésime 2010 paisible consacrant un chef tranquille, Gilles Goujon, à Fontjoncouse (Aude), il n'est pas évident que l'édition 2011 offre au Michelin de meilleures raisons de faire parler de lui.
Depuis quelques années, le Guide rouge peine à trouver des chefs galvanisateurs. Pour mémoire, un chef trois étoiles doit produire une cuisine « remarquable » autour d'une table qui « vaut le voyage » où l'on mangerait « toujours très bien, parfois merveilleusement ». Ce système de valeurs date d'une époque où la cuisine fonctionnait parfaitement autour d'un répertoire de cuisine bourgeoise bien codifiée. Aujourd'hui, le genre a explosé en une multitude de registres avec des chefs « auteurs » métissant les influences.
Il va de soi que chaque année, on ne saurait trouver de grandes révélations. Les guides s'épuisent à dénicher des chefs, à les propulser en avant. Et l'on retrouve souvent ces mêmes cuisiniers surcotés, perdus dans leurs repères, hérissés à la moindre critique. Avec le temps, le genre trois étoiles s'est presque banalisé, d'autant que les chefs en vue éprouvent pour la plupart de réels états d'âme quant à la pertinence de ce climat de concours et cette surenchère permanente.
Naguère, le Guide Michelin avait l'habitude de suivre de loin les mouvements et consacrait le moment venu, avec un impact magnifique, des chefs du même métal. Puis est venue l'époque marketing, où l'on a mis en avant des visages, qui fonctionnaient comme des marques. Mais en passant à côté de la bistronomie et des cuisines étrangères, le Michelin se retrouve face à un univers très complexe avec une profession un peu lassée des inspecteurs, préférant soit la vie paisible et bienheureuse, soit l'accélération prodigieuse de la téléréalité propulsant ainsi au sommet un Yves Camdeborde que le Guide rouge avait somptueusement snobé.
Demain nous commencerons, le passage en revue de trois chefs pressentis...

Il y'a un trois étoile dans Paris qui risque d'etre rammené à 2, voir une étoile. J'en dirai pas plus. A suivre...soit cette année ou l'année prochaine, ca c'est certain. On s'en reparle.
Rédigé par : S Lloyd | 18 février 2011 à 03:51
Cuisiniers surcotés,perdus dans leurs repères,hérissés à la moindre critique,vous visez Alexandre Blanc ?
Rédigé par : Pascal Henry | 17 février 2011 à 09:09
Le comptoir de l'Odéon semble absolument délicieux.
Et je ne peux m'empêcher de vous faire partager cette vidéo comique sur la gastronomie japonaise :
http://www.youtube.com/watch?v=OrPnk9AgwzU&feature=player_embedded
Rédigé par : Mortadelle | 15 février 2011 à 23:54
le restaurant ANGES ET DEMONS A TOULOUSE MERITE UN ETOILE AU GUIDE ROUGE MICHELIN POUR 2011
Rédigé par : BUBBLEGUM31 | 15 février 2011 à 18:56
Pleine page dans le Figaro Et Vous, y a des obligations a parler du Michelin en cette saison? Faut vendre du Papier? Ce genre d'info tourne effectivement depuis Novembre-Decembre, idem pour les pertes. Et si l'on veut aller plus loin, il y aurait 10 3 étoiles qui ne seraient plus au niveau, une idée?
Rédigé par : stephane | 15 février 2011 à 18:27
Merci de nous servir du rechauffe datant de decembre ! Les trois favoris : Renaut, Lallement, Briffard ! Personne ne recoltera a priori la troisieme etoile pour l edition 2011 du Michelin. Par contre, qui va la perdre ? Une idee ? Le sud ouest de la France !
Rédigé par : Thibaut | 15 février 2011 à 18:18
Pas de 3 étoiles cette année....
Et pour Camdeborde me semblait qu'il avait deja réussi avant son passage a Masterchef, enfin je dis ca, Masterchef lui a permis surtout de se faire connaître en province et ce n'est pas la province qui mange chez lui...
Rédigé par : stephane | 15 février 2011 à 18:09