Sorry, mais dans lorsqu'on me raconte de telles histoires, j'ouvre mes oreilles, me pince, aboie, fais un tour sur moi même avant de faire répéter vingt fois la même question. La scène se déroule à l' Enoteca Pinchiorri, le restaurant trois étoiles que je vous avais épargné dans le dernier reportage à Florence, une amie y dînait récemment.
- Vraiment?
J'ai en face de moi une sublime victime de la haute restauration. Combien de fois, j'ai du lui faire dérouler le scénario de la collision.
- Oui, répond-t-elle, j'ai demandé un vin rouge. On m'a proposé une bouteille à 400 euros. J'ai eu des sueurs foides avant de repartir dans la carte et localiser un flacon à 350 euros. Que l'on m'a discrédité. La terreur. Il n'y avait pas de vin au verre. J'ai abdiqué sans savoir qu'il y avait des vins blancs à 120 euros....
Please, dites moi, si une telle mésaventure vous est arrivée à Florence, car là, malgré un mail de confirmation du sommelier maison, c'est de la jolie arnaque.
Dans ces cas là, il faudrait repartir immédiatement, embrayer avec fierté, quitte à obstruer sa soirée... Morale de l'histoire: ne jamais se laiser dégonder. Réagir, rebeller, fuir avec noblesse...
Tout cela n'est que fanfaronade espiègle, mais vous ?!
A t on ce courage insolent, cette superbe magnifique, cette resistance soyeuse ?!
Dites moi...
Cela dit, le restaurant peut répondre... En attendant, évitons, le blasphème pesant, blessant.
La vie est meilleure ailleurs.
